De la diversité des pratiques à l'émergence du Parakite

Le Vol Libre (de moteur)

Le vol libre, c’est de l’aviation légère et sans moteur.

Il a énormément évolué ces 40 dernières années, et continue sans cesse.

Son activité principale historique, le parapente, a beaucoup changé et s’est largement diversifiée.

En outre, la multiplication des pratiques de vol libre bouscule la structure globale de notre milieu.

Le point primordial actuel est l’intégration et la structuration de toutes les disciplines du vol libre pour le bien et le respect commun.

Rappel : le ministère des sports organise, cadre l’enseignement et délègue l’organisation des pratiques à la fédération de Vol libre. Celle-ci regroupe les clubs, les CDVL, les Ligues, les écoles avec les pros. Elle gère les espaces de pratique (sites), organise la formation des pilotes, entre autres…

Les instances s’adaptent avec plus ou moins d’inertie et il est actuellement plus qu’opportun de réaliser une mise à niveau.

L’apprentissage de toutes les disciplines implique des formations spécialisées et un suivi à long terme.

Une réorganisation des brevets, une révision des niveaux est en cours pour plus de clarté et de sécurité dans les pratiques (un Speedrider serait titulaire d’un brevet de Vol Libre option Mini-voiles spécialisation Speedriding ; un pilote de Cross serait titulaire d’un brevet de Vol Libre option Parapente spécialisation Distance, etc.).

Les disciplines du vol libre (Fédération Française de Vol libre)

Le Deltaplane

Bien que désormais pratiquée par moins de gens, cette expression du vol reste une source historique de connaissances exceptionnelle.

Le Parapente et ses spécialisations

PA, Distance, Voltige, Montagne, randonnée : il y en a pour tous les goûts…

Du vol thermique sur site local aux vols de distance étudiés à l’avance, du jeu de précision d’atterrissage au freestyle et voltige, du vol de randonnée en bivouac à l’alpinisme…

Une palette extraordinaire de pratiques !

La Mini-voile et ses spécialisations

  • Speedriding : skis aux pieds, trace des  » lignes  » comparables au ski freeride en mixant le vol et la glisse sur neige.
  • Speedflying : vole en descente plus ou moins proxy en montagne.
  • Parakite : imaginé pour augmenter les possibilités d’évolutions en soaring.

Le Parakite

Le Parakite est le sujet de cet article. Il attire une attention particulière car il est le plus récemment arrivé dans nos pratiques et nécessite une intégration urgente dans notre système fédéral de formation et de brevets.

Il captive de plus en plus d’adeptes extérieurs et nouveaux, donc peu instruits à la culture du vol libre  » Parapentesque « , à l’image des kiters qui cependant connaissent bien le vent.

Le Parakite bouleverse techniquement et structurellement notre milieu avec son système de pilotage différent, conjugué à l’utilisation de profils de la famille des « reflex », plus utilisés dans le paramoteur depuis le milieu des années 1990.

Il exista dans le passé d’autres systèmes de pilotage non classiques, à l’image de  » la cage « , ou des  » sellettes de pilotage « , néanmoins abandonnés depuis.

Notons que le système de pilotage des Parakites actuels tire son origine du système de pilotage de Speedriding imaginé en 2005 par Antoine Montant, ami et icône mondiale de la voltige en parapente et du Speedriding.

Ce concept nouveau demande un apprentissage spécifique que nos instances s’affairent à mettre en place.

Quel est ce concept ?

Un profil dit « reflex  ou « semi-reflex » doté d’un centre de poussée adapté apporte une grande stabilité (« auto-stable » mal nommé) sur une plage d’angles plus importante et permet d’évoluer dans des marges de vent également plus grandes, apportant en outre un effet « De-power » appréciable dans les manipulations au sol dans le vent.

parakite article complet

Mais un profil de ce type n’aime pas être déformé, et le freinage en déformation classique d’un parapente par traction sur le bord de fuite entraîne sa fragilité extrême immédiate, et son effondrement massif.

Le système de pilotage des Parakites agit sur l’assiette du profil (par mouflage avec poulies) sans le déformer, conservant ses capacités effectives.

Ce concept ouvre de nouvelles possibilités d’évolutions, donne l’impression de voler symboliquement en 3D plutôt qu’en 2D grâce à une réserve d’angles plus grande, permet des trajectoires plus tendues et facilite dans une certaine mesure la mise en œuvre dans le vent.

Il apporte aussi des contraintes d’utilisation à prendre en compte, comme l’exploitation différente du débattement aux commandes, ou du profil tout simplement.

L’adaptation à ce type d’ailes tient au fait qu’il faut apprendre cette mise en œuvre spécifique, ces trajectoires, cette réserve d’énergie et la vitesse, comprendre les réactions de ce type de profil… pour en tirer au final la substantifique moelle… du kiff ! C’est une révolution de sensations de pilotage !!

Note générale immuable

N’oublions pas que nos ailes souples sont par essence déformables, et qu’une turbulence peut fermer n’importe quel profil, quel qu’il soit. Ceci implique que le choix du terrain de vol et des conditions aérologiques reste crucial, évidemment aussi en Parakite.

Marché, déclinaisons et segments

Le marché des Parakites est très jeune, encore en exploration. Beaucoup de modèles intermédiaires apparaissent sur le marché avec des caractéristiques diverses, et plus ou moins de réussite dans l’objectif des cahiers des charges.

Citons en exemples le gonflage, la stabilité du profil, ou bien l’action précise du système de pilotage sur celui-ci, son débattement, ou le rendement réel en vitesse, ou en virage…

Certains modèles sont adaptés aux petites dunes, d’autres pour des types de reliefs plus variés ou communs, d’autres pour le vol de descente en montagne, etc.

Le Parakite se décline désormais dans diverses disciplines ; son concept technique se diffuse dans le Speedriding, le Speedflying, ou du soaring intermédiaire jusqu’au plus performant.

Allongements : segments de pratique

  • Speedriding : autour de 4 ou un peu en dessous.
  • Speedflying : autour de 4 également ou un peu en dessus.
  • Accès « école » : autour de 5.
  • Soaring intermédiaire / perf : 5.5.
  • Soaring haute performance : 6.5 à 7+.

Comme en parapente, l’usage d’ailes à fort allongement n’est pas anodin, et demande un apprentissage durable et poussé !

Ajoutons en passant qu’un système de pilotage Parakite sur un profil classique n’a aucun sens théorique.

En Speedflying par exemple sur les ailes à profil classique, le pilotage aux arrières donne exactement les mêmes possibilités de trajectoires une fois détrimmé, conservant en plus le « pop » du freinage à la commande (ce pilotage s’apprend au niveau « brevet confirmé » actuellement et a ses particularités).

En parapente, l’installation d’un « kit-Kite » ne devrait en aucun cas dépasser le débattement de l’accélérateur d’origine en piqué, et impose de réaliser que le pilotage de ces kits vous met en situation de pilotage actif et contrôle de l’incidence de chaque instant obligatoire. Un profil classique n’est pas « auto-stable » !

Surfaces, charge alaire et tailles

Les surfaces des ailes s’adaptent selon les utilisations. La charge alaire a toute son importance en fonction de la force du vent en soaring, ou du type de pratique recherché en Speedriding ou Speedflying.

Le concept Parakite permet cependant l’utilisation de tailles plus grandes en comparaison aux ailes classiques pour un rendement équivalent, ce qui peut être appréciable en termes de sécurité.

Le « downsizing » radical n’est plus de mise, les petites tailles demandant clairement un niveau de pilotage très expert :

  • Speedriding : environ de 8 à 14 m2.
  • Speedflying : environ de 8 à 16 m2.
  • Soaring : environ de 10 à 26 m2 selon la force du vent.

Attention : en soaring, l’aérologie compatible aux plus petites tailles est extrême et potentiellement dangereuse !

Évolutions et perspectives

Le concept Parakite se propage donc dans tous les segments de pratique du vol de descente ou de soaring, et son impact sur le vol libre en général dépasse le simple domaine classifié des mini-voiles.

L’avenir nous le dira plus précisément.

En parapente, la course à la performance nous mènera peut-être un jour vers des ailes de compétition (déjà en 2 lignes se pilotant à 80% du vol aux arrières) disposant de systèmes plus ou moins similaires ou inspirés.

Qui sait, les designers planchent peut-être déjà dessus ?

Conditions aérologiques

Le Parakite fut imaginé et conçu à l’origine pour l’évolution en soaring en conditions laminaires.

En montagne plus encore, il ne convient quasi uniquement qu’aux conditions calmes ou laminaires.

L’usage en Speedriding en conditions calmes hivernales est plutôt adéquat.

En vol estival, les brises ou l’ascendance thermodynamique demandent un pilotage bien plus précis et réactif, car l’apparente solidité du concept a ses limites.

Ces ailes permettent de voler dans des vents plus forts avec une certaine facilité grâce à la stabilité en tangage et cet effet « de-power ».

Mais gardons à l’esprit que plus le vent est fort, plus la turbulence est grande, et de surcroît au-delà de 60 km/h, elle est exponentielle !

La configuration de la zone d’évolution sur un relief donné devient bien moins fun à exploiter quand le vent est trop fort, écrasant l’ascendance dynamique.

Un changement d’axe du vent sur ce même relief peut générer des turbulences latérales et vous mettre en situation de « sous le vent « même dans la zone d’ascendance dynamique logiquement observable.

Nos ailes restent souples et les fermetures des profils reflex peuvent être massives.

Être instruit théoriquement sur la météo et l’aérologie est essentiel. Être attentif et observateur est la clé des meilleurs moments de vol.

© Les visiteurs du ciel

Choix des sites de pratique

Beaucoup de reliefs côtiers ou de plaine peuvent permettre de belles sessions de soaring.

Il est préférable de choisir le relief le plus régulier possible, un vent bien orienté de force adaptée à votre taille d’aile, pour vous offrir le plus grand bonheur.

La topographie a une grande importance : choisissez l’orientation parfaite du vent, ainsi que la force idéale pour évoluer dans une zone « propre » aérologiquement.

Des changements de direction du vent peuvent transformer une zone de soaring de « parfaite » à « très pourrie » en quelques minutes.

En vol de descente en montagne on privilégiera des  » lignes  » en accord avec les capacités de l’aile en termes d’utilisation de l’espace, d’amplitude des évolutions et de gestion de l’énergie.

Les flares des Parakites à l’atterrissage peuvent être très longs et exigent des terrains suffisamment spacieux.

Pilotage

Le système de pilotage offre des trajectoires et une utilisation de l’énergie incroyable, vraiment très différentes d’une aile classique.

Toutefois, l’utilisation de ce système interdit de lâcher les commandes en vol sous peine de piqué énorme.

L’humilité et l’apprentissage de cet univers est inévitable. Ce système implique une manœuvrabilité différente par rapport aux ailes classiques.

La vitesse disponible sur trajectoires est importante et peut être surprenante ; les ressources impressionnantes transforment grandement votre utilisation de l’espace (attention aux autres voiles dans la zone !).

L’inertie à la réponse selon les modèles est à prendre en compte.

Un pilotage actif et précis dans le débattement de vos commandes est nécessaire.

Contrer et réouvrir une fermeture n’aura pas la même efficacité qu’avec une aile classique (oui, ça peut arriver) et demandera une gestuelle rapide, précise et un momentum fin.

Connaître, sentir et anticiper le point de décrochage est de la plus haute importance, comme gérer le parachutal est primordial pour le type d’évolution que ce concept impose (repose au déco).

Les profils reflex ont par essence un roulis difficile que les concepteurs travaillent par d’autres biais pour obtenir le feeling désiré.

Le tangage doit être abordé spécifiquement sur les Parakites. Les ressources sont de grande ampleur et les abattées impressionnantes, même si elles offrent une solidité bluffante.

La nature de ces profils demande une gestion précise de ces phases de vol.

Le vol dans des forces de vent trop faibles pour la taille de votre aile oblige un pilotage lent que le concept rend très difficilement manœuvrable, augmentant les risques d’erreur de trajectoires ou de pilotage.

La manipulation au sol dans le vent est également particulière, avec ses avantages nets et particularités à comprendre. Certains gestes réflexes de parapentiste devront être désappris et réappris en mode Parakite.

Il est évident que passer par des cours avec des professionnels est la base d’une découverte et progression en sécurité pour les parapentistes, les speedflyers ou les kiters.

Les sessions de soaring peuvent être intenses physiquement et mentalement. Veillez à faire des pauses régulières pour entretenir une concentration optimale en vol.

Une pause environ toutes les 25 mn en soaring maintient la tête claire et le geste précis.

L’importance des matériaux sur un Parakite

La qualité de tissage est par ailleurs basiquement importante. Beaucoup sont choisis pour le prix au détriment du standard de qualité structurelle, de résistance à la déformation sous contrainte usuelle.

Le choix des matériaux doit être judicieux pour une stabilité cohérente de l’ensemble de l’aile dans la durée, et adapté à l’usage.

Un Parakite (et dans une certaine mesure les ailes de Speedriding et Speedflying) est équilibré principalement sur les suspentes et élévateurs Avant.

Un standard de résistance à la déchirure n’empêche pas une pauvre stabilité à la déformation.

L’enduction doit protéger et imperméabiliser suffisamment le tissage sans trop l’alourdir, ni surtout qu’une quantité trop importante de silicone vieillissant ne le transforme en éponge d’humidité (l’enduction abîmée par endroits enferme l’humidité).

Les facteurs d’humidité, d’abrasion, de chaleur entrent en compte tout autant et obligent à être judicieux.

À l’inverse du kite, nous ne pouvons utiliser des tissus polyester trop lourds malgré leur résistance conséquente.

Nos tissus nylon sont sensibles à l’air marin humide, à l’abrasion du sable ou de la neige.

Couleurs et vieillissement UV

Les couleurs de tissu sont inégales quant à leur vieillissement au UV. De nombreux tests sont réalisés régulièrement par les constructeurs.

Pour un standard de qualité de fabrication égal, le blanc n’est pas forcément le plus durable, le noir se porte plutôt très bien, les couleurs franches sont très bonnes (vert, rouge, bleu, orange, etc.) et les pires résultats apparaissent avec les fluos.

Référence personnelle

De 25 ans d’expérience personnelle, je considère que le standard de qualité et de stabilité le plus élevé est le Porcher Skytex.

L’entretien et les conditions de stockage de votre aile sont cruciaux pour leur bonne et longue vie.

Tissu MJ

Tissu Dominico

Élévateurs (stabilité et durabilité)

Les A prennent tout le poids, les B et C sont beaucoup moins sollicités.

Nos suspentes et élévateurs sont assez stables sous tension, mais peuvent l’être beaucoup moins sans tension.

Les élévateurs des Parakites contiennent beaucoup de parties mobiles et un écart de sollicitation très important entre elles. Selon la matière choisie et les conditions d’utilisation (humidité, chaleur, abrasion), ils vont bouger très vite.

Ici aussi, le choix des matériaux est important pour la stabilité et la durabilité.

Une sangle en kevlar entouré de polyester est très stable et très durable.

Les drisses Dyneema sont trop peu stables et devraient être réservées aux parties mobiles et courtes uniquement.

Suspentes, contrôles et exemple de configuration

Les suspentes sont pareillement sensibles et doivent permettre une cohérence dans leur usage autant que dans leur vieillissement.

Pour l’utilisation en Parakite et son besoin de stabilité dimensionnelle, la fibre aramide gainée et traitée anti-UV semble être la plus appropriée à condition de diamètre suffisant et de méthode de couture étudiée. La rétractation des lignes moins sollicitées sera très limitée.

Le Dyneema est utile sur de très petites longueurs, comme sur les suspentes hautes, mais est trop sensible à l’élongation ou surtout la rétractation des étages inférieurs plus longs.

Le Dyneema s’altère dès 60°C (dans le coffre d’une voiture ou sous une verrière c’est rapidement atteignable) et possède une température de fusion vers 125°C.

L’aramide qui fusionne entre 400 et 500°C et qui ne se dégrade pas s’il est bien protégé est donc plus rassurant.

La dégradation de solidité de l’aramide due aux UV ou au pliage trop radical est compensée par le diamètre et la gaine anti-UV.

Le Parakite ne nécessite pas spécifiquement de suspentes ultra fines grâce à sa large plage d’angles et de vitesse, et doit permettre l’utilisation réfléchie des matériaux les plus adéquats.

Un contrôle du cône de votre aile est conseillé tous les ans ou toutes les 200h d’utilisation pour un Parakite.

Le choix des matériaux est un devoir de respect de l’utilisateur de l’aile, en plus de sa sécurité.

Des élévateurs aux arrières rétrécis deviennent potentiellement dangereux car ils modifient le calage de l’aile notamment aux basses vitesses et peuvent rendre une repose au déco dramatique.

Compter sur 3 suspentes A altérées par demi-aile est une marge trop faible de sécurité.

Des suspentes basses en Dyneema rétrécies sur les B et C donneront le même potentiel dramatique que les élévateurs en drisse Dyneema.

Il est indéniable de rappeler que le séchage, le stockage, la protection de votre aile des UV entre deux vols, le soin au pliage, ainsi que le contrôle régulier en atelier sont le gage de longévité de votre machine à kiff… !

Exemple appliqué de matériaux en Parakite : La FUZE chez Level Wings.

  • Tissus : Porcher Marine, Skytex 38gr en bord d’attaque et 32gr sur les surfaces.
    Skytex 40 « Hard Finish » sur les profils porteurs et 32gr « Hard Finish » sur les non-porteurs, diagonales et bandes. Couleurs éprouvées.
  • Suspentes : Aramide gainées de gros diamètre sur les basses et intermédiaires ; Dyneema non gainées courtes sur les hautes.
  • Clips : « Dive-Blocker » sur les poignées de frein et élévateurs permettant de planer « à plat » momentanément en cas de besoin.
  • Poignées : poignées de frein ergonomiques avec barre de précision.

Élévateurs en sangle Kevlar/Polyester sur les parties non mobiles, drisse Dyneema courtes et remplaçables sur les parties mobiles.

Débattement « 2 poulies » pour une pression progressive des commandes offrant plus de prédictivité et de précision, similaire aux sensations du parapente.

Les sellettes en Parakite

On utilise en Parakite principalement des sellettes à cuissardes, pour une plus grande aisance dans les évolutions au sol et près du sol. Les élévateurs à système kite sont plus longs qu’en parapente.

L’affalement d’un Parakite dans le vent peut réclamer une traction sur les élévateurs B. Dans ce cas le harnais doit avoir les points d’accroche suffisamment bas pour favoriser l’accès au sommet de ceux-ci.

Conclusion

Les profils « reflex » étant de nature paresseuse en roulis, ces points bas autoriseront une meilleure efficacité de transfert de poids du corps pour initier un virage.

À ce jour sur le marché, le harnais « Fusion » (LW) et son airbag certifié fait référence pour son efficacité et ses fonctionnalités, accompagné du harnais sans épaules « Karver » (Kortel). Les autres harnais disponibles n’offrant pas les mêmes rendements pratiques.

  • La diversité des disciplines du Vol Libre est incroyablement exaltante. Nous pouvons désormais jouer plus souvent, de manières variées, dans plus d’endroits, dans des conditions aérologiques multiples. L’apprentissage spécifique de chacune d’elles est impératif.
  • Nos instances communes travaillent pour clarifier et organiser la formation des professionnels et le suivi dans les clubs, pour la sécurité de tous et le respect de chacun. S’il est un domaine que l’on peut encore « croire », c’est celui du bénévolat de nos clubs et de la fédération.
  • Les designers travaillent à l’évolution de toutes les disciplines pour nous offrir les meilleures machines à kiff.
  • Apprenons, instruisons-nous sans cesse, en théorie et en pratique, afin que nos jeux ne soient que du plaisir et le plus conscient possible. Soyons bienveillants et pédagogues ; les attitudes réfractaires notamment aux nouvelles pratiques sont obsolètes. Remettons-nous en question, aidons les plus débutants que nous, partageons les infos et les connaissances pour la sécurité de tous. Nos activités demandent du temps de progression et d’intégration.
  • Attention au marketing à outrance qui vous vend des trucs qui ne vous correspondent pas et vous mettront en danger. Attention à YouTube qui ne remplacera jamais un cours réel, aux réseaux sociaux qui biaisent les perceptions. Attention aux gourous et « détenteurs du spirit » auto-proclamés qui vous vendront du « seNice-conseil » car non formés à l’enseignement.
  • Nous avons en France l’une des formations de moniteurs de Vol Libre des plus complètes au monde, et les qualifications spécifiques de Handi, SIV, Entraîneur cross, Treuil, Speedriding et Mini-voiles doivent leur permettre de suivre l’évolution de leur métier et renouveler fréquemment leurs connaissances.
  • Nous sommes tous pilotes, acteurs conscients et responsables dans notre passion commune du Vol Libre.

François Bon.

Concepteur LEVEL WINGS

François Bon fait partie de ces personnalités discrètes mais déterminantes qui ont marqué l’histoire moderne du parapente. Ancien pilote de très haut niveau, engagé en compétition de voltige à une époque où la discipline se construisait encore, il a très tôt développé une vision globale du vol, mêlant performance, finesse de pilotage et compréhension fine du comportement des ailes.

Son parcours de compétiteur lui a permis d’acquérir une connaissance intime des contraintes aérologiques et des limites du matériel. Mais là où beaucoup se sont arrêtés à la performance pure, François Bon a choisi d’aller plus loin en s’impliquant directement dans la conception des voiles.

François fait partie de ces concepteurs passionnés, animés par une véritable curiosité pour les matériaux et leur vieillissement, réflexions que nous partageons souvent. Le choix de matériaux adaptés et durables, avant toute logique de marge, correspond pleinement à ma vision de notre activité passion. Il s’implique également dans la formation des moniteurs.

Alors, un grand merci à lui pour tout.

Hervé